C’est tout récemment que nous avons appris le décès, le 22 mars dernier, à l’âge de 92 ans, de James M. Robinson. Professeur de religions à Claremont Graduate University de Californie, James Robinson fut un acteur important de la diffusion des manuscrits gnostiques coptes découverts en 1945 près de Nag Hammadi, en Haute-Égypte. C’est en effet sous sa direction que fut réalisée, sous l’égide de l’UNESCO, la reproduction facsimilé – c’est-à-dire photographique – des treize codices de Nag Hammadi. Rappelons que James Robinson fut un ardent défenseur et promoteur non seulement de l’accessibilité à ces textes, mais aussi des grands projets internationaux consacrés à leur édition, leur traduction et leur étude, dont celui de la Bibliothèque copte de Nag Hammadi de l’Université Laval (Québec, Canada). Lui-même directeur du projet américain – la Coptic Gnostic Library –, notons que James Robinson s’est aussi distingué par ses travaux sur la source Q.
Bien que je ne l’aie rencontré qu’une seule fois (au colloque de Québec de 2003 sur l’Évangile selon Thomas et les textes de Nag Hammadi), j’ai eu la chance de collaborer avec lui sur un volume publié récemment, qui présente la correspondance échangée entre Jean Doresse et Henri-Charles Puech au cours des premières années suivant la découverte des manuscrits de Nag Hammadi (1947-1970). James Robinson était alors en possession des lettres envoyées par Henri-Charles Puech à Jean Doresse, alors que Michel Tardieu avait, de son côté, les lettres que Doresse avaient adressées à Puech.
Toutes nos sympathies vont à ses proches.